Réaction d’un anthropologue pas très bien renseigné

A member of the radical militant group anti-species and vegan “Butcher abolition” poses in front of a butcher’s shop with a dead piglet in her ams during a demonstration, in Paris, on September 22, 2018. (Photo by JACQUES DEMARTHON / AFP)

Dans le Figaro du 25 Septembre 2018, on trouve cet article de réaction aux protestations des militants vegan organisées ce week-end devant des boucheries. 
Voici une réaction relativement à chaud :


LE FIGARO :  Jean-Pierre Digard est anthropologue, directeur de recherche émérite au CNRS et membre de l’Académie d’Agriculture de France. Il a notamment publié: […] L’Animalisme est un anti-humanisme (CNRS Éditions).

Description de la personne interviewée

Ça explique le résumé de l’introduction. La personne interviewée n’est clairement pas objective :

L’animalisme est un courant de l’éthique qui s’appuie sur les avancées de l’éthologie et qui défend les droits des animaux. Ce courant soutient que les animaux sont des êtres sensibles capables de souffrir, et par-là même dignes de considération morale de la part des êtres humains.

Wikipédia

Comment à partir de cet définition claire de l’animalisme, peut-on en venir à y voir un anti-humanisme ? Croire que lorsqu’on est pour les animaux on est contre les humains ? Enfin bref passons, ce n’est pas le cœur du sujet.

LE FIGARO : “Il y a quelques mois, des affrontements avaient même eu lieu.
Doit-on s’étonner de la radicalisation du mouvement vegan, qui se présente pourtant comme pacifique?  “

Des affontements ?? Mouvement vegan ??

Quelle confusion déjà entre le mode de vie vegan d’un coté et le mouvement antispéciste de l’autre ? Le journaliste qui a écrit ces lignes sait-il vraiment de quoi il parle ? J’en doute beaucoup personnellement. Ensuite j’aurais bien aimé que l’article détaille de quelles affrontements on parle ? Les vitrines cassées, le mot affrontement me paraît un peu fort, non ?

Jean-Pierre DIGARD: Le mouvement véganien (pour parler français) …

#facepalm

Transformer un mot à l’origine anglaise en le françisant …

SÉRIEUX?

 … se dit pacifique… envers les animaux, mais non envers les humains qu’il accuse de tous les maux. 

Ni le véganisme, ni l’antispécisme n’accusent de tous les maux les humains. Le mode de vie vegan par définition n’a pas d’action autre que sur la personne qui le suit. De une. De deux, l’antispécisme entend s’attaquer au système oppressif et non aux humains.

Le véganisme ne doit pas être confondu avec le végétarisme (opposé à la consommation de viande) ni avec le végétalisme (opposé à la consommation de tous produits animaux: lait, œufs, miel, etc.). Le véganisme, lui, pousse la logique jusqu’à l’extrême: il s’oppose à toute possession et utilisation d’animaux sous quelque forme et de quelque manière que ce soit, au nom de l’antispécisme (c’est-à-dire du traitement égalitaire de toutes les espèces animales).

Bon déjà de base Jean-Pierre ne s’est pas donné la peine de lire correctement “la libération animale” malgré le fait qu’il le cite (plus loin dans l’article), puisque l’antispécisme ne prétends pas traiter toutes les espèces animales de la même manière.  On pourrait presque s’arrêter là devant le sérieux de cette personne.
Je suis vegan et antispéciste. Un chat vit chez moi, je l’ai “eu”, recueilli via une amie qui les sauve de la rue qui est dangereuse. Ce n’est pas une chose que je possède, c’est un être vivant, il m’apporte du réconfort et je l’aime beaucoup. Mais tout cela ne m’empêche pas de me réclamer du véganisme puisqu’il n’y a ici aucune exploitation.

LE FIGARO : Les vegan ont-ils raison de s’attaquer aux bouchers? Ils ne sont pas responsables de la maltraitance animale…

Les bouchers ne sont que les derniers maillons d’une chaîne: ils ne travaillent que sur des animaux déjà morts et ne sont donc coupables d’aucun acte de maltraitance! Les bouchers sont en outre les plus exposés et les plus vulnérables car ils sont, par définition, ouverts au public: s’en prendre à eux est donc particulièrement lâche.

Ha parce que de base exploiter des animaux sans défenses, c’est pas PARTICULIÈREMENT lâche ? Et puis s’attaquer à ce qu’il y a de plus public c’est lâche, je croyais que c’était à ceux qui sont faibles qu’il fallait s’attaquer pour être taxé de lâche. Mais on a peut-être pas la même définition. Retirer un maillon d’une chaine ça permettrait clairement de la casser. Le boucher sait que les produits qu’ils vend proviennent d’animaux dont on a volé la vie. Et puis quoi ? Si du jour au lendemain il n’y avait plus d’éleveur, vous croyez vraiment que les industriels de la viande et tous les maillons de cette chaîne ne ferait pas tout pour qu’elle continue d’exister ? Les sommes en jeu justifierait que si nous ne produisions plus de viande en France, on en importerait pour continuer le “business”, n’est-ce pas ?

En définitive, les attaques de boucheries ne sont rien d’autre que les actes désespérés et contre-productifs de groupuscules extrémistes et à court d’arguments.

Ce sont des actes désespérés effectivement, parce que les politiques ont récemment loupé le coche lors des états généraux de l’alimentation d’améliorer le sort des animaux, parce que malgré une diminution de la quantité de viande consommée, le nombre d’animaux tué ne descend pas, parce que convaincre ne va pas assez vite, parce qu’il nous semble tellement évident à nous antispécistes que nous sommes en plein génocide animal. Les choses avancent-elles assez vite au regard du nombre de vie volées chaque jour ?

LE FIGARO : Une «menace vegan» serait-elle à prendre au sérieux?

Whaou, là on est dans du bon buzz hein !!! Une MENACE !! Il manque une musique qui fait PEUR ! BOUH ! Mais qu’est ce qui est menacé ? Les personnes, sérieux ? La seule menace vegan c’est l’interdiction de tuer et d’exploiter les animaux et le monde ne s’en portera que mieux parce que l’empathie et l’éthique auront été élevées.

Toute menace d’agression contre des personnes, d’où qu’elle vienne, est à prendre au sérieux. Il n’est pas sans signification qu’aux États-Unis, l’éco-terrorisme soit classé en deuxième position des menaces terroristes, derrière le djihadisme.

#facepalmbis

Magnifique cet amalgame entre écologie et véganisme. Et puis citer les États-Unis comme exemple, c’est se discréditer direct ! Croire que l’agression puisse se faire envers les humains c’est ne pas connaitre la base du véganisme et de l’antispécisme qui est clairement de l’empathie. Faire du mal à un autre être vivant c’est à l’opposé du mode de vie vegan et du mouvement spéciste.

LE FIGARO : Sur le fond, les vegan n’ont-ils pas raison de vouloir défendre les droits des animaux face à la maltraitance ou la cruauté de certaines pratiques?

Peut-être, mais cette idéologie est fondée sur un principe erroné et irréaliste: l’antispécisme. Le mot est calqué sur celui d’«antiracisme» pour l’espèce humaine ; or les deux notions n’ont rien de comparable: alors que l’absurdité du racisme tient à l’inexistence des races dans l’espèce humaine, le spécisme est absurde, à l’inverse, parce que les espèces existent bel et bien, et qu’elles ont un contenu biologique qui dresse entre elles des barrières génétiques infranchissables, sauf rares cas d’hybridation.

Et si on parlait du sexisme, selon cette personne le sexisme serait justifié puisqu’on a un “contenu biologique” différent ? Non car ce sont les différences qui sont à l’origine de ces discriminations.

Les véganiens, non seulement ne connaissent rien aux animaux, mais ils ne les aiment pas – Peter Singer, l’auteur d’Animal libération (1975), leur maître à penser, ne s’en cachait d’ailleurs pas! -, pas plus qu’ils n’aiment les humains. S’ils les connaissaient et s’ils les aimaient, ils ne réclameraient pas la «libération» des quelque vingt-cinq milliards d’animaux domestiques (à ne pas confondre avec les animaux de compagnie) dont le sort est lié à celui des humains depuis une dizaine de millénaires.

La libération dont il est question, est celle de l’exploitation et non pas de la symbiose que nous avons pu mettre entre nous.

Le réalisme impose au contraire de reconnaître la nature omnivore de l’espèce humaine, de même que sa légitimité à posséder, à élever et à utiliser des animaux, y compris pour son plaisir, pourvu qu’elle le fasse en les respectant. Or respecter les animaux, c’est respecter leurs différences: on ne saurait traiter des chevaux, des porcs ou des poules de la même manière. Traiter un animal pour ce qu’il n’est pas (par exemple, un chat ou un chien comme substitut d’enfant), c’est le traiter mal, c’est le maltraiter (d’où l’émergence, relativement récente, de la spécialité de vétérinaire «comportementaliste»). Bref, le respect des animaux, c’est le spécisme, pas l’antispécisme!

Mais lis Zoopolis bon sang, tu comprendras que l’antispécisme veut une égalité des considérations, des besoins de chaque individu, humain ou non humain. Omnivore c’est la capacité à manger de tout et de surcroît nous l’espèce humaine somme omnivores avec une capacité à manger de la viande “au mieux occasionnel, sinon totalement accessoire, et témoigne surtout d’une adaptation probablement induite par des périodes et environnements difficiles pour se nourrir de végétaux. ” (citation http://vegfaq.org). On ne respecte pas les animaux en les utilisant.

Ethique et apéro le retour

Bonjour à tous,

Je décide d’écrire plus sur ce blog allez ! Et pour ce faire je préfère partir sur le retour que je dois faire depuis maintenant un peu plus d’une semaine concernant le dernier éthique et apéro sur le Lille l’épisode 4 si je ne m’abuse.  Cet opus a eu lieu le 11 Avril au Polder. Nous sommes maintenant assez bien rodé dans le déroulement de la soirée mais ce soir là je m’attendais à avoir des difficultés au vu du nombre de personnes qui s’étaient inscrit. D’ailleurs il faut remercier énormément Emeline pour la communcation avant l’évènement, elle a fait un super travail, sérieux on devrait la rémunérer pour ça je trouve. Mais, il y a un mais, ce soir là principalement uniquement les militants se sont déplacés. La raison ? Très probablement le fait qu’il a fait ce soir là un temps magnifique, un avant goût d’été. Bon ça n’enlève rien à la qualité du travail d’Emiline, mais je me souviens de mettre inquiété du nombre de personnes pouvant être acceuilli dans le bar quelques jours avant. Au bout du compte, ça a permis de faire un éthique & apéro dédié militant que j’appelais de mes voeux depuis longtemps car je pense que tous les militants seraient plus “fort ensemble” si on échangeait, on débattait de nos pratiques militantes. Tout comme les personnes que l’on aborde dans la rue avec un tract, nous n’avons pas le temps d’approfondir nos réflexions et d’enrichir nos idées grâce à des échanges plus approfondi. Je me demande même s’il ne serait pas intéressant comme je l’avais évoqué lors de la réunion de préparation de créer un genre de permanence régulier en complément des éthiques et apéros. Les militants qui s’entendent bien se voit déjà certainement en dehors vous allez me dire mais ce n’est pas pareil je trouve, lorsqu’on échange avec des gens avec qui on s’entends, on a pas forcément envie de parler de libération animale. d’antispécisme ou encore de veganisme. M’enfin je dérive.

Pour en revenir, à mon retour d’expérience de cette soirée j’ai été très content globalement, il y a eu beaucoup de vente et on a certainement été assez bénéficiaire, plus que lors des précédents ou l’on avait ramené nos propres bouquins par exemple. J’ai été également très content de pouvoir être intervenant auprès d’une petite table autour de la thématique de la parentalité Vegan (à ce sujet, Tiphaine est-il possible de récupérer les fiches (excellentes au passage) pour retrouver celle d’une maman de ma table qui voulait des compléments par rapport à ce que l’on s’est dit). J’ai passé un super moment.

En ce qui concerne les dates suivantes et les lieux il faudrait pouvoir savoir à l’avance le temps qu’il fera et c’est juste impossible ou alors un lieu plus grand comme le bar saint sauveur ou l’on aurait une option vers la terrasse, ça pourrait être super je pense. Dans tous les cas, si tu as besoin d’aide Tiphaine n’hésite pas je ferai au mieux pour répondre présent.

Discours action satirique halloween

“L’abattoir de Lille ouvre ses portes ! Frissons garantis !
Venez découvrir comment on égorge les cochons !
Qui veut se faire trancher la gorge ? Ce soir rien que pour vous, vous avez la possibilité de tester le bien-être en abattoir et de choisir votre méthode de mise à mort : vous préférez qu’on vous perfore le crâne ? Qu’on vous électrocute ou qu’on vous gaze au dioxyde de carbone ? A moins que vous ne préfériez pas d’étourdissement du tout ? De toute façon, pour 1  personne sur 20 ça va rater et on vous égorgera conscients ! Entrée gratuite, sortie définitive !
Ce soir pour Halloween, les abattoirs ouvrent leurs portes, venez voir comment se déroule une belle saignée ! Allez m’sieurs dames, pour Halloween, frissons et horreur garantis avec l’abattoir de Lille !

On vous mets au défi de ne pas avoir peur, c’est l’horreur absolue, pas d’effet spéciaux, des vrais victimes et du vrai sang tout chaud. Oserez-vous affronter le regard des bêtes mourantes, les cris d’agonie qui résonneront à vos oreilles ? En fin de visite, on vous offre un morceau de cadavre à déguster chez vous. Nous tuons pour vous, nous faisons ce que vous n’oseriez pas faire, votre complicité nous est primordiale !”

Actions :
Les employés peuvent effrayer les passants en mimant vouloir les égorger, en faisant claquer la pince de barbecue (censée être une pince à électronarcose) près de leur tête, etc …

Grands cris, ambiance rabbatteur de cirque ! “Mesdames et messieurs oserez vivre l’indicible !”

Rédaction après coup d’un discours pour le final :

“Ce soir nous avons voulu vous faire peur parce que c’est Halloween pour les humains, pour les animaux de l’espèce humaine que nous sommes, mais nous avons voulu aussi montrer la peur et l’horreur des abattoirs, un halloween quotidien pour les animaux non humains. Nous avons voulu aborder une version satirique pour choquer, que les rires soient jaunes, que des déclics aient lieu, que des réflexions naissent, des débats surviennent ! Vous avez eu peur, vous n’avez pas trouvé ça drôle ? En fait nous non plus, les faits sont là, la réalité est laide : maltraitance ou pas, nous tuons 3 millions d’animaux chaque jour et ce sans autre raison qu’un plaisir gustatif et qu’une volonté de perpétuer une tradition venue d’un autre âge. Notre société a évolué par bien des aspects et il est temps de se rendre compte que nous n’avons plus besoin de tuer des animaux pour nous nourrir, la gastronomie végane est en pleine essor, manger végétal et équilibré tout en se faisant plaisir c’est possible. Nous français fier de nos traditions gastronomiques pourrions prendre les commandes de ce tournant qui nous attend, ce défi culinaire est passionant. Prenons ensemble ce chemin qui se trace devant nous, ouvrons nos coeurs, libérons de nous de ces tabous de la chair animal que nous mangeons sans vouloir voir comment elle est faite. Débarrassons nous de ce complexe de supériorité et vivons enfin notre humanité comme un vivre ensemble avec la nature et les autres animaux. Nous souhaitons de tous coeurs un jour pouvoir rejouer ces rôles sans autre pensée que faire peur pour s’amuser parce qu’il feront parti du passé et qu’une association comme L214 n’aura plus de raison d’être, parce tous les animaux étant des êtres sensibles vivront dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de leur espèce”

A toi l’oreille amie

Je suis triste ce soir, ma fille me manque je n’ai finalement pas pu la voir aujourd’hui et puis je me pose plein de questions et j’en ai marre de me sentir seul, comme d’habitude quoi.

J’aurais bien besoin d’une oreille amie qui ne me juge pas, j’ai de la bière et je fais des pâtes à la bolognaise ce soir avec a priori un gateau poire pomme (non je dis pas ça pour attirer quelqu’un ;( ). Je devrais peut-être reprendre des séances avec un psy, je livre ici un peu plus de mon intimité à ceux qui feront l’effort de cliquer sur le lien qui apparaitra dans Facebook, à ceux qui consulte ce blog de leur propre initiative (grand merci à eux d’ailleurs), j’ai un sentiment coupable de le faire car j’ai toujours voulu garder pour moi mes sentiments (merci papa et cette putain de société et de son image de ce qu’un homme doit être). Enfin voilà, je ne vais pas m’étendre plus (cf. phrase précédente), ma porte est ouverte à quiconque viendra ici et aura envie de venir me voir.