La dissonance cognitive et Mr Robot

La dissonance cognitive, j’ai découvert cette expression lorsque je me suis demandé comment peut-on ne pas voir la souffrance animale, comment ne peut-on pas deviner qu’il y a quelque chose de mal à manger de la viande, que c’est manger un cadavre d’animal. On sait pertinament qu’en décrivant un abattage, on perds appétit ? C’est incohérent.

Cette expression issue de la psychologie sociale, je l’ai découverte la première fois au travers de cette vidéo :

J’y ai pensé à nouveau récemment en revoyant cette vidéo extraite de la série Monsieur Robot.

Savoir que quelque chose va mal et se cacher la vérité, se mettre des œillères pour continuer à vivre, pour pas en avoir la nausée. Je me bats contre elle tous les jours, du moins j’essaie. (remarque : un passage d’une super série comme celle-là me rappelle celui de Fight Club pas toi ? (si tu l’as pas vu tu sors)) Parce qu’au fond des dissonances cognitives, il y a pas mal, non ? Croire que ma façon de consommer, de gaspiller ou plutôt de ne pas recycler au maximum ou de tendre vers moins de déchets comme certains le font déjà n’a pas d’impact. Ces efforts ne sont pas difficiles au fond. Mais je reste planté là. “La vie ne m’apprend rien” de Balavoine. C’est aussi la thématique de “Vivre ou survivre” aussi, non ? Vivre c’est quoi ? C’est profiter ? C’est agir ?

Tous les jours, j’ai envie de vomir, envie de me dire pourquoi ? Pour quoi ? Pourquoi moi j’ai cette vie, pourquoi je mérite d’être un occidental, un putain de consommateur qui n’a au fond que ça à foutre ? Parfois je me demande si je peux pas crever un peu pour me sentir plus vivant. Tu crois que c’est possible ? Je me sens tellement moulé à ce que l’on veut que je sois.
 
Tout à l’heure je pensais à cette dissonance cognitive qui fait que je peux vivre aujourd’hui en sachant que demain, un jour je vais mourir et laisser ce monde plus pourri pour mon enfant que mes parents ne me l’ont laissé. Tout ça parce que je n’aurais pas su me dire autre chose que “c’est comme ça”. Je repense à quelqu’un qui m’avait dit quelque chose du genre “les gens savent mais s’en foutent, il continueront à consommer”. Non franchement je pense pas justement, les gens sont formatés pour accepter les mensonges du marketing mais scandales après scandales, moi j’ose espérer que de plus en plus de gens se rendent compte qu’on les prends pour des putains de moutons, des putains de cons. Et le “c’est comme ça t’y peut rien” je t’en prie garde le pour toi, il m’intéresse pas. Des actions sont possibles, on peut tous agir à notre niveau, on peut leur dire d’aller se faire voir, on peut aujourd’hui parce qu’en plus qu’avant on sait de plus en plus vite et de mieux en mieux grâce au web.
 
Vouloir faire un débat sur Facebook c’est illusoire alors je vous propose de répondre sur mon blog perso, j’y ai remis ce texte avec cette vidéo. Ça va me faire du bien d’y écrire. Il se passe de plus en plus de chose terribles, mais j’ai envie de positiver et j’ai envie de partager mes réflexions avec vous.  N’hésites pas à mettre un commentaire et si d’ailleurs tu veux t’en faire un aussi de blog pour discuter vraiment et arrêter de donner gratuitement à Facebook des informations sur toi qu’il revend à des annonceurs (A lire sur le sujet pour: https://www.laquadrature.net/fr/si-vous-etes-le-produit), c’est avec plaisir que je t’aiderais à en faire un. Ça coûte un peu d’argent, pas forcément beaucoup mais je pense que ça vaut le coup de reprendre un peu le contrôle de sa vie numérique non ? 

Critique de Vice Versa

J’ai bien aimé aller voir ce film d’animation avec ma fille même si je dois avouer que je ne le trouve pas vraiment pour les enfants, je dirais plutôt qu’il est pour les adolescents ou pré-ado.

Le divertissement est ici prétexte à réfléchir à ce qui nous construit et à ouvrir la porte à des réflexion sur les émotions et leur impact sur notre quotidien et surtout les changements qui interviennent dans nos vies. Il y a également une réflexion sur Continue reading Critique de Vice Versa